Devenir praticien de hijama
Avant la formation et avant le matériel, il y a des questions qu'on se pose rarement dans le bon ordre. Voici les nôtres, sans promesse. Puis la vôtre, à laquelle nous répondons.
Poser ma questionLe cadre d'abord
Les règles varient selon les pays : renseignez-vous avant tout le reste.
Pas de diplôme d'État
Aucun titre officiel : seul le contenu de la formation compte.
L'hygiène décide
Asepsie, usage unique, déchets DASRI, assurance adaptée.
Les questions à se poser
Par quoi commencer ?
Par le cadre : les règles applicables à cette pratique varient d'un pays à l'autre, et elles conditionnent tout le reste. Renseignez-vous auprès des autorités compétentes de votre pays d'exercice, et au besoin auprès d'un professionnel du droit, avant d'engager du temps et de l'argent. Vient ensuite le choix de la formation, puis le matériel et l'assurance.
Comment reconnaître une formation sérieuse ?
Aucun titre ni diplôme d'État de hijama n'existe : la qualité tient au contenu et à la pratique encadrée, pas à un label. Vérifiez que la formation traite sérieusement l'hygiène et l'asepsie, les contre-indications (notamment grossesse, traitement anticoagulant, troubles de la coagulation, immunodépression, anémie sévère, chirurgie récente), la gestion des déchets de soins, la conduite à tenir en cas de malaise, et qu'elle prévoit des séances supervisées. Méfiez-vous des formations en quelques heures et de celles qui promettent une reconnaissance officielle.
Quel matériel faut-il, et que deviennent les déchets ?
Ventouses, lames stériles à usage unique, gants, compresses, désinfectant, et un collecteur pour les déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI). Ces déchets ne se jettent pas avec les ordures ménagères : leur producteur en reste responsable jusqu'à leur élimination et doit passer par un prestataire de collecte, avec convention et bordereaux de suivi. C'est un coût récurrent, à prévoir dès le départ.
Faut-il une assurance ?
Une responsabilité civile professionnelle est indispensable, et elle se prépare : décrivez votre activité réelle à l'assureur, car une police souscrite sur une description approximative ne vous couvrira pas le jour où vous en aurez besoin. Sachez aussi que beaucoup de contrats excluent les actes avec effraction cutanée, et qu'aucune assurance ne couvre les sanctions pénales. Être assuré ne veut pas dire être en règle.
Combien de temps avant de vivre de son activité ?
Plus longtemps qu'on ne l'imagine. Un agenda se remplit par le bouche-à-oreille puis par la visibilité en ligne, et cela prend des mois. Prévoyez de commencer à côté d'une autre activité, et méfiez-vous de quiconque vous annonce des revenus rapides.
Ces réponses portent sur la France. En Belgique, en Suisse ou ailleurs, les règles diffèrent : renseignez-vous auprès des autorités de votre pays.